L’homme dans son écriture
N’avait pas vu la fêlure
Dans ses vers brisés de blessures
Il s’usait à compter les pieds en mesure
Mais mal dans ses chaussures
Ses rimes devenaient dures
Et il changeait de tournures
Pour lui, c’était une torture
Un jour, il vit la fissure
Il eu peur de se casser la figure
Il commença à faire des ratures
Pour réparer ses déchirures
Il reconnut le poids de ses souliers
Et comme un cordonnier
Il tissa des mots pus légers
Pour ne plus vivre dans cette fatalité
Sa vie n’avait pas vraiment changé
Mais ne comptant plus ses pieds
Il en oubliait son passé
Léger, de son fardeau enfin débarrassé
Sans doute, avait-il trouvé là, sa liberté ?
Mars 2007
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